Quelle hausse prévoir après une année 2026 modérée ?


Taxe foncière 2027

Après plusieurs années de fortes augmentations, la taxe foncière 2026 connaît une progression plus limitée au niveau national. Mais cette relative stabilité pourrait ne pas durer : en 2027, la revalorisation des valeurs locatives cadastrales pourrait être plus importante et certains propriétaires pourraient également être concernés par une actualisation des caractéristiques fiscales de leur logement.

Taxe foncière 2026 : une revalorisation nationale limitée à 0,8 %

Le calcul de la taxe foncière repose principalement sur deux éléments : la valeur locative cadastrale du bien immobilieret les taux d'imposition fixés par les collectivités locales.

Chaque année, les bases cadastrales sont automatiquement actualisées en fonction de l'évolution de l'indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH).

En 2026, cette revalorisation nationale s'établit à +0,8 %, après des augmentations nettement supérieures les années précédentes : +1,7 % en 2025, +3,9 % en 2024 et surtout +7,1 % en 2023.

Cette hausse de 0,8 % concerne toutefois la base d'imposition et non directement le montant définitif de la taxe foncière. Celui-ci peut évoluer davantage si la commune ou l'intercommunalité décide de modifier ses taux. La taxe d'enlèvement des ordures ménagères est également impactée par l'évolution des bases.

En 2026, la grande majorité des communes françaises ont néanmoins maintenu leurs taux : près de 86 % n'ont procédé à aucune augmentation.

Taxe foncière 2027 : vers une hausse des bases proche de 3 % ?

Pour 2027, la situation pourrait être différente. Le coefficient de revalorisation des valeurs locatives cadastrales dépendra de l'IPCH constaté en novembre 2026.

Selon les projections disponibles, celui-ci pourrait se situer autour de 2,9 %. Si cette estimation se confirme, les bases servant au calcul de la taxe foncière pourraient donc progresser d'environ 3 % en 2027.

Il convient toutefois de rester prudent : ce chiffre n'est encore qu'une projection. Le coefficient définitif ne sera connu qu'ultérieurement et l'évolution réelle de la taxe foncière dépendra également des décisions prises par chaque collectivité concernant ses taux d'imposition.

Une hausse de 3 % des bases ne signifie donc pas automatiquement une augmentation identique de la facture finale pour tous les propriétaires.

Logements : les caractéristiques cadastrales pourraient aussi être actualisées

Un autre élément est à surveiller : la mise à jour des informations utilisées par l'administration fiscale pour déterminer la valeur locative des logements.

Cette évaluation prend notamment en compte différents équipements qualifiés fiscalement d'« éléments de confort » : raccordement à l'eau ou à l'électricité, sanitaires, douche, chauffage ou encore climatisation. Certains de ces équipements sont convertis en équivalents de surface pour déterminer la valeur locative cadastrale.

Or les données enregistrées par l'administration peuvent parfois être anciennes et ne plus refléter précisément les caractéristiques actuelles du logement.

Une actualisation de ces informations pourrait donc entraîner une modification de la valeur locative cadastrale et, dans certains cas, une augmentation de la taxe foncière.

Cette démarche ne doit cependant pas être interprétée comme une révision générale concernant tous les logements. Le dispositif envisagé doit être mis en œuvre localement, à l'initiative des communes ou intercommunalités volontaires.

Quel impact pour les propriétaires et les investisseurs immobiliers ?

La taxe foncière constitue une charge importante à prendre en compte lors de l'achat d'un logement, et particulièrement dans le cadre d'un investissement locatif.

Lors d'une vente immobilière, le dernier avis de taxe foncière permet à l'acquéreur d'évaluer le niveau actuel d'imposition du bien. Il ne permet toutefois pas de connaître avec certitude le montant qui sera dû les années suivantes.

Plusieurs facteurs peuvent faire évoluer cette fiscalité :

  • la revalorisation annuelle des bases cadastrales ;
  • une modification des taux décidée par les collectivités locales ;
  • une évolution des caractéristiques du logement ou de sa surface ;
  • la réalisation de certains travaux ou l'ajout d'équipements pris en compte fiscalement.

À retenir : après une hausse nationale limitée à 0,8 % en 2026, les bases de taxe foncière pourraient connaître une progression plus sensible en 2027, potentiellement proche de 3 %. Il faudra néanmoins attendre l'indice définitif de novembre 2026 et les décisions des collectivités locales pour connaître l'évolution réelle supportée par les propriétaires.


[24/09/2026]