La profession dénonce une vision caricaturale après un reportage télévisé


Syndic de copropriété

Un reportage polémique qui fait réagir les acteurs de l'immobilier

Diffusé début janvier dans l'émission Envoyé Spécial sur France 2, un reportage consacré aux syndics de copropriété a suscité une vive réaction des organisations professionnelles du secteur.

En mettant en avant plusieurs situations de gestion défaillante – détournements présumés, absence de suivi de travaux, honoraires contestés ou pratiques abusives – le sujet a été perçu comme réducteur et stigmatisant par la profession.

Les représentants des syndics, notamment FNAIM et UNIS, ne contestent pas l'existence de dérives isolées. En revanche, ils dénoncent un amalgame qui alimente une défiance injustifiée envers un métier déjà soumis à de fortes tensions.

Une profession réglementée, loin des idées reçues

Contrairement à l'image parfois véhiculée, le métier de syndic professionnel s'exerce dans un cadre juridique strict et encadré :

  • carte professionnelle délivrée par la CCI,
  • obligation de formation continue,
  • garantie financière et assurance responsabilité civile professionnelle,
  • règles déontologiques précises,
  • comptes bancaires séparés pour chaque copropriété.

Les chiffres confirment une réalité plus nuancée :

un sondage national récent indique que plus de 6 copropriétaires sur 10 se déclarent satisfaits de la gestion de leur immeuble, un taux encore plus élevé chez les propriétaires.

Les organisations professionnelles rappellent également que, rapporté au nombre total de copropriétés et de syndics en activité, le taux de dysfonctionnements graves demeure structurellement faible.

Une méconnaissance persistante du rôle du syndic

Autre point clé mis en avant : la méconnaissance des missions réelles du syndic, source fréquente d'incompréhensions et de conflits.

Une part importante des copropriétaires reconnaît ne pas savoir précisément :

  • ce qui relève du syndic,
  • ce qui dépend du conseil syndical,
  • ou des décisions votées en assemblée générale.
  • Les honoraires sont également souvent surestimés dans l'opinion, alimentant un sentiment d'injustice qui ne correspond pas toujours à la réalité contractuelle.

Renforcer les contrôles plutôt que stigmatiser

Sur le fond, les acteurs du secteur convergent vers une même priorité : rendre réellement opérationnels les outils de contrôle déjà prévus par la loi, plutôt que multiplier de nouvelles instances.

Les organisations professionnelles appellent notamment à l'activation effective de la commission de contrôle et de sanction du CNTGI, prévue par la réglementation mais encore absente dans les faits.

Cet outil permettrait de sanctionner rapidement les dérives, d'écarter les acteurs défaillants et de restaurer la confiance entre copropriétaires et professionnels.

En résumé

Le débat relancé par le reportage met en lumière un enjeu majeur : mieux informer, mieux contrôler, sans généraliser ni caricaturer.

La très grande majorité des syndics exercent leur mission avec sérieux, dans un environnement réglementaire exigeant, au service du bon fonctionnement des copropriétés et de la vie collective des immeubles.

 


[26/09/2026]