Taux en hausse, durées longues et marché plus sélectif

En ce début d'année 2026, le marché du crédit immobilier évolue dans un environnement plus exigeant pour les acquéreurs. Selon l'Observatoire Crédit Logement/CSA, les taux immobiliers repartent à la hausse pour atteindre 3,25 % en moyenne en février 2026, tandis que les banques maintiennent des durées d'emprunt élevées afin de préserver la solvabilité des ménages. Cette nouvelle conjoncture marque un ralentissement de la reprise observée en 2025.
Des taux orientés à la hausse
Après une phase de stabilisation en 2025, les taux ont repris une trajectoire haussière depuis l'automne. Entre juin 2025 et février 2026, les taux ont progressé d'environ 20 points de base sur 25 ans et 18 points sur 20 ans, confirmant le retour d'un contexte plus sélectif pour l'accès au crédit immobilier. Les banques restent prudentes et ajustent leurs barèmes face aux incertitudes économiques.
Des prêts toujours plus longs pour soutenir la solvabilité
La durée moyenne des prêts atteint 252 mois (21 ans) en février 2026, un niveau historiquement élevé. Toutefois, la part des financements sur 25 ans et plus diminue légèrement, au profit de durées comprises entre 20 et 25 ans. Cette évolution traduit la volonté des banques de limiter le risque tout en maintenant la capacité d'emprunt des ménages.
Un pouvoir d'achat immobilier sous pression
Dans le même temps, la solvabilité des ménages reste fragilisée :
les revenus reculent légèrement début 2026 (-0,5 % en GA),le coût des opérations augmente (+4,3 %),l'effort d'achat atteint 4,2 années de revenus.
Les emprunteurs compensent par un apport plus élevé et des montants empruntés en hausse, sans toutefois retrouver pleinement leur capacité d'achat.
Une reprise qui ralentit
Si le marché du crédit reste actif, la dynamique ralentit nettement : la production progresse moins rapidement qu'en 2025 et le nombre de prêts accordés augmente à un rythme plus modéré. Le marché entre dans une phase d'atterrissage.
Neuf et ancien : des dynamiques contrastées
Dans le neuf, l'activité se stabilise malgré des conditions de financement plus strictes.Dans l'ancien, la demande reste soutenue mais davantage portée par les secundo-accédants, les primo-accédants rencontrant toujours des difficultés d'accès au crédit.
[30/04/2026]